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Manifestation des orphelins de Duplessis

Le 18 mars 2022, 8h00 à 14h00 Devant l’hîpital Riviùre-des-Prairies

Pourquoi, il est important de les soutenir ?

Aujourd’hui, ils ne sont pas nombreux, « les orphelins de Duplessis ». Dans l’ombre, ils s’éteignent, l’un aprĂšs l’autre. Nous en avons rencontrĂ© plusieurs parmi eux. ÂgĂ©s, malades, vulnĂ©rables, fragiles, soucieux, ils demeurent horrifiĂ©s par des souvenirs cauchemardesques qui les empĂȘchent de vivre une fin de vie en paix. 

En les entendant tĂ©moigner, nous avons le sentiment que tout le monde les a abandonnĂ©s incluant notre voix, la voix de Mouvement Action Justice. Devenus, tous des ainĂ©s, ils sont en train de nous quitter dans un silence de cimetiĂšre portant avec eux une page sombre de l’histoire du QuĂ©bec. Une page malheureusement, exclue volontairement des manuels scolaires. Les jeunes ne connaissent rien de l’histoire des orphelins de Duplessis. Et pourtant, ils font partie de l’histoire du QuĂ©bec ces orphelins!  Sans doute un jour ou l’autre, l’histoire va forcĂ©ment les faire rĂ©apparaitre comme le rĂ©cit des pensionnats et les crimes perpĂ©trĂ©s contre les autochtones. Le Canada peine Ă  reconnaitre rĂ©ellement sa monstruositĂ© envers les premiĂšres nations. 

Donc, « Les orphelins de Duplessis Â» ont aussi une histoire douloureuse Ă  raconter et les gĂ©nĂ©rations au QuĂ©bec ont pleinement le droit de la connaitre, de l’approprier, de la gĂ©rĂ© en patrimoine. Mais est-ce qu’il faut attendre l’extinction du dernier de ces orphelins, pour en parler peut-ĂȘtre et rendre justice Ă  ces victimes? 

Qui sont « les Orphelins de Duplessis Â»? 

Ils Ă©taient encore tous petits ces orphelins, quand les institutions quĂ©bĂ©coises les ont faussement diagnostiquĂ©s dĂ©biles mentaux, dĂ©ficients intellectuelles, enfants avec forme d’imbĂ©cilitĂ©s, surditĂ©s, troubles caractĂ©riels, comportements impulsifs, troubles du langage, maladies mentales profondes, personnes inĂ©ducables et j’en passe.  Tout ce qu’il fallait noter, Ă  cette Ă©poque, dans des dossiers mĂ©dicaux pour envoyer ces enfants dans des centres psychiatriques Ă©tait permis. Ce type de diagnostics a Ă©tĂ© rĂ©pĂ©tĂ© par des institutions quĂ©bĂ©coises. Le gouvernement fĂ©dĂ©ral de l’époque accordait une allocation quotidienne de 0,70$ par enfant dans un orphelinat. La somme Ă©tait majorĂ©e Ă  environ 2,25$ pour les dĂ©ficients mentaux 
 ConfiĂ©s Ă  ces Ă©tablissements psychiatriques, sauf que la quasi-totalitĂ© de ces enfants Ă©taient sains d’esprits. Des diagnostics qui vont les suivre le restant de leur vie. 

Le seul crime de ces orphelins, c’était d’ĂȘtre nĂ© d’une relation en dehors du mariage. Les mĂšres Ă©taient obligĂ©es, par l’église, de les abandonner. C’étaient des moments encore plus dĂ©chirants. SĂ©parer l’enfant de sa mĂšre Ă  la naissance par ce qu’elle a eu d’une relation en dehors du mariage. Pour l’église, il s’agit d’enfants bĂątards, illĂ©gitimes. Des enfants pas comme les autres. C’est ainsi qu’ils ont subi des traitements totalement diffĂ©rents sur toute une longueur de vie. 

HumiliĂ©s et abandonnĂ©s, ils vont vivre dans des institutions quĂ©bĂ©coises tenues par des communautĂ©s religieuses entre les annĂ©es 1930 et 1960. Pendant ces dĂ©cennies, « les orphelins de Duplessis Â» vont vivre l’enfer, sauf que jusqu’à aujourd’hui, le peu de ces survivants n’arriveront pas Ă  s’en dĂ©faire. 

Le 18 mars 2022, ils vont tenter, encore une fois, de se rĂ©unir et cette fois devant l’hĂŽpital RiviĂšre-des-Prairies, ancienne orphelinat et lieu de la signature du DĂ©cret 816 en aout 1954 par Maurice Duplessis, ancien premier ministre du QuĂ©bec et de Albin Paquette Notaire de Mont-Laurier. Ce dĂ©cret, datant de 1954, fait mention de la transformation et de l’amĂ©nagement du Mont-Providence (anciennement une institution d’assistance publique) en hĂŽpital psychiatrique pour le traitement des maladies mentales.  Engage les religieuses Ă  en faire les rĂ©parations et augmenter urgemment le nombre de lits en vue d’une augmentation de l’hospitalisation ; le tout avec un octroi de 3 millions de dollars sur une pĂ©riode de trois ans. 

Les survivants de ce drame historique que les gouvernements successifs du QuĂ©bec ont toujours refusĂ© de leur rendre justice. Une justice Ă  la hauteur de leurs souffrances, se retournant vers nous, quĂ©bĂ©coises et quĂ©bĂ©cois, d’une voix molle et dĂ©sespĂ©rĂ©e, ils demandent notre appui.     

Hadj Zitouni 

Porte-parole de MAJ

Photo de monsieur François Legault avec monsieur HervĂ© Bertrand – PrĂ©sident des Orphelins de Duplessis.

Lors de cette rencontre, monsieur François Legault a carrĂ©ment rejetĂ© les demandes faites par monsieur HervĂ© Bertrand. 

VENEZ EN GRAND NOMBRE POUR APPUYER CETTE CAUSE

Les organismes communautaires au Québec luttent pour leur survie

24/02/2022

La quasi-totalitĂ© des organismes communautaires autonomes de MontrĂ©al se sont donnĂ©s rendez-vous ce mardi, 22 fĂ©vrier 2022 Ă  la place Émilie-Gamelin au cƓur du centre-ville de MontrĂ©al. Ils Ă©taient tous en colĂšre contre le gouvernement de François Legault qui n’a pas tenu sa promesse Ă©lectorale, celle de financeradĂ©quatement les organismes communautaires. C’est le filet social qui se dĂ©tĂ©riore au fil du temps. 2500 manifestants reprĂ©sentants les 300 groupes communautaires et regroupements nationaux de MontrĂ©alse sont mobilisĂ©s afin de vider un trop plein de frustration. 

Cette voix rĂ©unie sous l’emblĂšme « Engagez-vous pour le communautaire Â» est une alarme de dĂ©tresse afin de rappeler au premier ministre, M. François Legault que ces ruches Ă  travers le QuĂ©bec ne nourrissaient pas seulement une population, mais renforce plutĂŽt un systĂšme de gouvernance.      

Nous remercions les membres de Mouvement Action Justice, ainsi que tous les manifestants qui ont enrichie cette marche historique.  

Hadj Zitouni, porte parle de Mouvement Action Justice.  

L’ex-juge Jacques Delisle coupable de meurtre prĂ©mĂ©ditĂ© Ă©chappe Ă  sa condamnationïżŒ

23/02/2022

Avec le privilĂšge de juridiction, le ministre de la justice, M. David Lametti a renvoyĂ© le dossier de l’ex juge Jacques Delisle devant la Cour supĂ©rieure du QuĂ©bec pour la tenue d’un nouveau procĂšs, sauf que dans ce cas-ci, il n’y aura pas de nouveau procĂšs. En effet, non seulement il n’apportera rien de nouveau et par ailleurs ce n’est pas le but recherchĂ©.Les dĂ©s semblent pipĂ©s. Un arrĂȘt de procĂ©dures est planifiĂ© pour un acquittement. Est-ce que ce type de privilĂšge rendra la justice meilleure? J’en doute fortement. 

Hors de tout doute raisonnable, l’ex juge Jacques Delisle a assassinĂ© sa femme le matin du 12 novembre 2009. Il a tentĂ© de camoufler son meurtre en suicide, sauf que la justice n’a pas Ă©tĂ© bernĂ©e par ses affabulations. 

L’honorable ex juge n’a pas Ă©mis un seul mot pendant tout son procĂšs, imaginons-vous il va nous dire quelques annĂ©es plus tard, c’était la volontĂ© de mes petits enfants Ă  ne pas tĂ©moigner

Le 14 juin 2012 le verdict du jury est tombĂ© : l’ex juge Jacques Delisle est reconnu coupable de meurtre prĂ©mĂ©ditĂ© et condamnĂ© Ă  la prison Ă  vie. 

La justice a Ă©tĂ© rendue pour Mme Nicole Rainville, fidĂšle Ă©pouse et mĂšre de famille, qui a Ă©tĂ© tuĂ©e Ă  bout portant. Apparemment, l’ex juge Jacques Delisle, poussĂ© dans ses derniers retranchements entre paralogisme et sophisme, finit violemment par enlever la vie Ă  la mĂšre de ses enfants.

Il lui a dĂ©foncĂ© le crĂąne avec son Sterling, un pistolet de calibre 22. AprĂšs l’avoir froidement achevĂ©e, il dĂ©pose l’arme par terre au bout de son bras gauche. Le bras droit de celle-ci Ă©tant paralysĂ© depuis avril 2007 restait repliĂ© et l’ex juge l’ajuste soigneusement sur la poitrine. Il enlĂšve, par la suite, le chargeur du pistolet et les dĂ©pose par terre Ă  cĂŽtĂ© de la seule main valide qui pend sur le cĂŽtĂ© du divan oĂč Mme Nicole Rainville prenait place. Il ramasse Ă©galement la douille et la dĂ©pose sur la table du salon. Puis, l’ex magistrat quitte calmement le domicile conjugal vers 9h30 comme si de rien n’était. Il a fait des courses chez Roset, une Ă©picerie fine du quartier. Il retourne chez lui quelques minutes plus tard. Il dĂ©pose son sac d’épicerie et charge Mme Rainville d’un long regard d’adieu. Les yeux mi-ouverts, les lĂšvres un peu serrĂ©es comme comprimĂ©es de douleurs, Mme Rainville avait un trait de sang fin qui filait lentement, quasi dĂ©goulinant de sa tempe, totalement Ă©ventrĂ©e. Vers 10h30, le cher mari, l’ex juge Jacques Delisle compose le 911 et annonce que son Ă©pouse s’est enlevĂ©e la vie. 

Jusque-lĂ  l’Ɠuvre de l’ex magistrat est sans reproche, parfaite au millimĂštre prĂšs. Mais une fois les premiers rĂ©pondants sur place, Ă  la rĂ©sidence du couple Ă  Sillery, les assises de l’ex juge Jacques Delisle commencent Ă  chanceler, ils ne tenaient plus le poids de leurs structures.       

DĂ©concertant, il insiste Ă  maintes reprises auprĂšs des ambulanciers afin qu’ils ne procĂšdent pas Ă  des manƓuvres de rĂ©animations sur le corps de sa femme. Un mot ou un Ă©ventuel regard de la part de Mme Nicole Rainville l’aurait probablement accusĂ© sauf que cette derniĂšre n’avait pas besoin de tĂ©moigner. 

En effet, tous les indices trouvĂ©s sur la scĂšne du crime convergeaient vers la thĂšse de l’assassinat. Mais l’ex juge Jacques Delisle ne se rendait pas compte qu’autour de lui tout s’effondrait. Rien ne tenait debout. Anxieux, nerveux, il informe les policiers en premier qu’il Ă©tait juge Ă  la retraite puis il leur donne une version des faits alors qu’aucun policier ne lui avait rien demandĂ©. A l’hĂŽpital, les policiers l’informent qu’il ne peut pas retourner chez lui puisque des enquĂȘteurs procĂšdent Ă  des expertises. Furieux, encore une fois, il refuse fermement que des expertises soient effectuĂ©es en son absence. L’ex juge Jacques Delisle voulait tout contrĂŽler alors que tout lui Ă©chappait Ă  fond de train. 

AveuglĂ© par l’amour de sa maĂźtresse et ex-secrĂ©taire, l’ex juge Jacques Delisle espĂ©rait une vie meilleure. Il souhaitait Ă  tout prix que sa femme meurt. À 73 ans, il Ă©tait pressĂ© d’en finir avec Mme Nicole Rainville. Elle Ă©tait devenue un obstacle contrecarrant tous ses plans Ă  venir. Il fallait qu’elle disparaisse de sa vie.

L’amour & l’argent sont les mobiles qui ont poussĂ© l’ex juge Jacques Delisle Ă  commettre ce meurtre abominable. En effet, il souhaitait vivre avec sa maitresse, Mme Plamondon et conservĂ© le patrimoine familial pour lui seul. Un divorce n’était pas envisagĂ© car il aurait Ă©tĂ© privĂ© de 1.4 million de dollars. Aussi, ce septuagĂ©naire a dĂ©libĂ©rĂ©ment fait feu sur son Ă©pouse. VoilĂ , 50 ans de vie commune s’est effondrĂ©e Ă  ses pieds.

Il rĂȘvait de bateau de croisiĂšre en compagnie de sa maitresse, de sable chaud sous ses pieds et d’un ciel bleu, couleur de l’abondance et de la richesse.  Mme Plamondon Ă©tait aussi partie pour tout sacrifier. Elle annonce Ă  son mari qu’elle va le quitter bientĂŽt pour aller vivre avec son patron, l’ex juge Jacques Delisle. 

Dans cette tragĂ©die, il y a Mme Nicole Rainville, une Ă©pouse d’une autre Ă©poque, fidĂšle, dĂ©vouĂ©e, quasiment une perle rare, une lignĂ©e discontinue, en voie de disparition au QuĂ©bec et ailleurs. Elle aurait fait tout le contraire de son mari si les rĂŽles avaient Ă©tĂ© inversĂ©s. Si l’ex juge Jacques Delisle avait Ă©tĂ© frappĂ© par une paralysie totale, tĂ©traplĂ©gie, Mme Nicole Rainville l’aurait certainement soutenu jusqu’à son dernier souffle, sans aucune plainte. Toutes les personnes qui l’ont connu demeurent unanimes : Mme Nicole Rainville Ă©tait pleine de bontĂ© et de compassion. Trahir ou causer du mal Ă  autrui ne lui ressemblait pas. Peut-ĂȘtre, elle Ă©tait un peu naĂŻve, Mme Nicole Rainville, d’avoir vĂ©cu toute une vie avec un faucon pĂšlerin qui vole Ă  une vitesse vertigineuse. À cette cĂ©lĂ©ritĂ©, Mme Rainville ne le voyait pas venir le matin du crime. Ce rapace diurne lui a fauchĂ© l’ñme en une fraction de secondes.  

AprĂšs rĂ©flexion et probablement bien conseillĂ©, en 2015, l’ex juge Jacques Delisle change de version. Il rĂ©vĂšle avoir aidĂ© sa femme Ă  se suicider en lui fournissant un pistolet chargĂ© mais les experts de la poursuite avaient exclu l’hypothĂšse du suicide sans aucune ambiguĂŻtĂ© au final.

En effet, il est impossible qu’une seule main puisse appuyer sur la gĂąchette et ĂȘtre en mĂȘme temps exposĂ©e devant la bouche du canon. Autrement dit comment Mme Nicole Rainville pouvait-elle avoir cette marque si elle tenait l’arme au moment oĂč elle se tirait une balle dans la tĂȘte? Les experts du ministĂšre public en Ă©taient tous arrivĂ©s Ă  la conclusion que c’était impossible.

Je vous rappelle qu’on avait trouvĂ©, sur la paume de main de Mme Nicole Rainville, des grains de poudre et de la suie qui se sont Ă©chappĂ©s de la bouche du pistolet qui a servi Ă  son exĂ©cution. LĂ  encore, un dernier mouvement de la main, ultime tĂ©moignage de Mme Rainville, probablement, reflexe circulaire en guise de protection Ă  la vue du pistolet de son agresseur.  

AprĂšs sa condamnation, l’ex juge Jacques Delisle, qui purgeait une peine de prison Ă  vie, va multiplier les recours pour faire casser le verdict de sa culpabilitĂ©. Difficile, voire impossible d’annuler le verdict d’un jury, sauf erreur flagrante concernant les directives du juge de premiĂšres instances. Le Directeur des poursuites criminelles et pĂ©nales (DPCP) a retenu les services de quatre experts europĂ©ens qui se sont penchĂ©s sur les Ă©lĂ©ments scientifiques qui composent le dossier et pourraient ĂȘtre amenĂ©s Ă  tĂ©moigner dans le cadre d’un nouveau procĂšs. Ces experts sont unanimes, autant qu’un jury impartial et bien instruit en droit, pourraient dĂ©clarer de nouveau l’ex juge Jacques Delisle coupable de meurtre au premier degrĂ©. Toutes les instances judiciaires n’ont pas trouvĂ© de motifs pour ses demandes d’appels. Les preuves demeurent irrĂ©futables et le crime est monstrueux. La cour d’appel et la cour suprĂȘme du Canada avaient rejetĂ©, Ă  l’unanimitĂ©, ses motifs d’appel et ils ne voulaient tout simplement pas l’entendre. 

Le 07 avril 2021, au terme d’un acharnement inconcevable de la part de l’ex juge Jacques Delisle, qui voulait sortir de prison, le ministre fĂ©dĂ©ral de la justice, David Lametti ordonne selon l’article 696-1 du code criminel, la tenue d’un nouveau procĂšs en raison d’une erreur judiciaire qui a entachĂ©, selon lui, le premier verdict de culpabilitĂ©. Cependant, l’erreur annoncĂ©e n’a jamais Ă©tĂ© identifiĂ©e.

ÂgĂ© de 86 ans et aprĂšs avoir Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ© pendant 9 ans, le juge François Huot, de la cour supĂ©rieure, ordonne la remise en libertĂ© conditionnelle de l’ex juge Jacques Delisle. 

Ainsi, le 09 avril 2021, il quitte le centre de dĂ©tention de la Macaza, dans les Laurentides, pour ne plus y revenir. Les 15 annĂ©es qui lui restaient Ă  purger tombent Ă©videmment Ă  l’eau.

Qu’il soit en libertĂ© ou non, l’ex Juge Jacques Delisle reste celui qui a exĂ©cutĂ© froidement son Ă©pouse pour s’emparer de sa fortune. Il est celui qui a aussi planifiĂ© de vivre des rĂȘves fantasmatiques avec sa maitresse et ex secrĂ©taire, Mme Johanne Plamondon, une fois la dĂ©pouille de l’épouse enterrĂ©e. 

Que ses enfants, ÉlĂšne et Jean l’appuient ou non, que le ministre David Lametti lui ouvre une porte de sortie ou non, une autre justice se chargera de le punir adĂ©quatement puisque celle des hommes demeure lamentable et infiniment corrompue. L’ex juge Jacques Delisle aurait dĂ» terminer de purger sa peine au pĂ©nitencier pour payer sa dette Ă  la sociĂ©tĂ© et racheter une rĂ©demption plutĂŽt que de partir dans une cavale amoureuse, soubresaut Ă©phĂ©mĂšre en terminus de vie. 

Hadj Zitouni, porte-parole de Mouvement Action Justice.

info@maj-quebec.com

Note : Nous tenons Ă  remercier Me François Godin, procureur de la couronne qui a fait un excellent travail dans ce dossier et qui se prĂ©pare davantage Ă  un second procĂšs, mĂȘme si ce dernier semble tout Ă  fait exclu sous la lumiĂšre d’une feuille de route bien tracĂ©e. 

Nous remercions Ă©galement l’équipe des policiers et des enquĂȘteurs qui ont menĂ© l’enquĂȘte avec la certitude, la conviction de vouloir rendre justice et le souhait de briser le pouvoir Ă©phĂ©mĂšre de ces juges hautement prĂ©somptueux.

Nous remercions de plus le public qui a rejetĂ© majoritairement la thĂšse du suicide malgrĂ© les avis de certains chroniqueurs qui ont tentĂ© de discrĂ©diter le meurtre. 

Maßtre Marco Gaggino ou la force excessive : un rapport injuste et déplorable

Jeudi 20 janvier 2022


Plus embarrassant encore, est-ce que nos politiciens au premier plan s’inquiĂštent rĂ©ellement de ce phĂ©nomĂšne qui est divulguĂ© Ă  l’Ɠil nu fortuitement par des vidĂ©os clandestins. Épisodiquement, ces derniers nous percent une toile assez sombre sur cet excĂšs redoutable qu’est l’utilisation de force policiĂšre beaucoup plus grande que nĂ©cessaire? 

Peu importe le nombre de fois oĂč ces vidĂ©os de citoyens, nous ont rĂ©vĂ©lĂ© l’abus et l’atrocitĂ© de l’excĂšs de force policiĂšre, nous savons inĂ©luctablement que nos politiciens n’allaient guĂšre intervenir d’une maniĂšre Ă  soutenir Ă  long terme les personnes vulnĂ©rables de notre sociĂ©tĂ©, sauf lors de ces moments oĂč les bavures sont portĂ©es aux Ă©crans par les mĂ©dias. LĂ , la parole politique devient indispensable, contrepoids Ă  la dĂ©ception, Ă  l’attente d’une opinion largement confuse, divisĂ©e, voire rĂ©voltĂ©e au milieu de la population.  

Paroles, et encore des paroles, rien que des paroles comme le chante merveilleusement Dalida ou encore Richard Abel dans Rien que des mots. Des paroles insouciantes, vides de toutes volontĂ©s, expĂ©diĂ©es au public Ă  mesure de la disproportion de l’usage de la force par l’autoritĂ© publique. Apaiser les esprits par des mensonges ne devrait plus ĂȘtre admissible.  La parole du politique qui n’est pas soutenue par l’action et la volontĂ© est non pas un manque d’engagement, mais plutĂŽt un manque de respect envers la population.

« Il s’agit d’images troublantes, et une enquĂȘte commence aujourd’hui pour faire la lumiĂšre sur ce qui s’est passĂ©. » c’était ValĂ©rie Plante, Mairesse de la ville de MontrĂ©al.[1]

« J’ai Ă©galement pris connaissance des images troublantes de cette arrestation qui circulent sur les rĂ©seaux sociaux. La lumiĂšre doit ĂȘtre faite sur cet Ă©vĂ©nement. Â» C’était François Legault, Premier Ministre du QuĂ©bec.[2]

« Je suis troublĂ© par ces images qui circulent sur le web
 la lumiĂšre sera faite sur ces Ă©vĂšnements. Â» C’était Bruno Marchand, Maire de la ville de QuĂ©bec.[3]

Nous pouvons vous citer Ă  l’infini cette formules de mots pratiquement identiques, dictĂ©e et redictĂ©e par des responsables politiques. Un idiotisme prĂȘt Ă  servir, diffusĂ© en expresse en quĂȘte de refroidir les esprits aprĂšs chaque bavure aux consĂ©quences fĂącheuses. Ce ton aigue, imposant par moment et ces postures thĂ©Ăątrales qui frĂŽlent le sĂ©rieux de nos politiciens nous deviennent insoutenables. Dans ce texte, vous allez voir un peu plus loin l’aboutissement de ces dĂ©tours politiques, cul-de-sac trahissant tout engagement. 

Ils sont presque poussĂ©s d’user de paroles rassurantes ces pauvres politiciens et plus tard agir main morte au dĂ©triment des victimes. Elle demeure Ă©trange notre dĂ©mocratie! 

Bien que la formule soit trop usĂ©e Ă  force de rĂ©pĂ©tition, elle arrive Ă  sauver la face de certains politiciens, mais pas en tout temps. Les auteurs de ces allitĂ©rations sans rĂ©flexions aucunes ne s’inquiĂštent nullement de la suite des choses. 

Prenons exemple d’un malheureux incident parmi plusieurs d’autres.  Le 17 avril 2021, nous avons tous Ă©tĂ© tĂ©moins d’une arrestation abusive[4]. Les constables spĂ©ciaux de la SociĂ©tĂ© de transport de MontrĂ©al (STM) ont procĂ©dĂ© Ă  l’arrestation d’une personne noire. Cette fois-ci nous sommes devant le prototype d’une personne tout Ă  fait vulnĂ©rable. La scĂšne nous a Ă©tĂ© filmĂ©e par des passants dans la station du mĂ©tro Jean-Talon. Nous voyons deux inspecteurs de la STM tenter de maitriser au sol une personne qui rĂ©siste Ă  son arrestation et Ă  un moment donnĂ©, l’un de ces inspecteurs quasi-hystĂ©rique, la roue de coups de poings violant visant uniquement la tĂȘte de la victime. Cette derniĂšre poussait des cris stridents de douleurs que le tunnel du mĂ©tro amplifie de plus bel. Impossible d’imaginer que cette scĂšne aurait pu ĂȘtre filmĂ©e au Canada. Le premier ministre du QuĂ©bec, la mairesse de MontrĂ©al et beaucoup d’autres politiciens parlaient d’images troublantes, choquantes et annoncent l’ouverture d’une enquĂȘte. 

Qu’est-ce qui s’est passĂ© pour que des agents aux postes d’autoritĂ©s passent Ă  un tel niveau d’agressivitĂ© ? 

En premier, la victime aurait franchi le tourniquet sans s’acquitter de son droit de passage du mĂ©tro. Ce droit est estimĂ© Ă  3,75$.

En second lieu, la victime a refusĂ© de s’identifier. Elle a refusĂ© de se mobiliser et elle a rĂ©sistĂ© Ă  son arrestation, pourquoi, aucune version n’a Ă©tĂ© donnĂ©e nul part.

En troisiĂšme lieu, la victime au sol avait mordu l’un de ses inspecteurs pour lui faire lĂącher prise sur son corps. La prise, visiblement, l’étouffait.  VoilĂ  en quelques mots les raisons pour lesquelles cette personne a Ă©tĂ© battue comme un chien puis transportĂ© Ă  l’hĂŽpital pour ĂȘtre soignĂ©e de ses blessures. Le lendemain, on lui a donnĂ©e congĂ© de l’hĂŽpital, puis, Ă  sa sortie, le SVPM le charge d’une sĂ©rie d’accusations au criminel. De cette calomnie, la victime ne s’en sortira jamais. Acte d’accusation classique de proximitĂ©. 

Comment le systĂšme peut-il agir au dĂ©triment de la victime?  

La mairesse de MontrĂ©al avait ordonnĂ©, le jour mĂȘme de la diffusion de la vidĂ©o, la tenue d’une enquĂȘte. D’ailleurs, beaucoup d’autres l’ont rĂ©clamĂ© et les voix se sont levĂ©es pour que la lumiĂšre soit faite sur cette intrigue scandaleuse. 

En vĂ©ritĂ©, l’appel politique a Ă©tĂ© abandonnĂ© une fois que la cible, qui est l’opinion publique, a Ă©tĂ© touchĂ©e. 

La SociĂ©tĂ© de Transport de MontrĂ©al (STM), partie mise en cause, se charge de la suite de ce dossier. Elle dĂ©signe alors un enquĂȘteur, indĂ©pendant, selon elle. Sans gĂȘne aucune, Me Marco Gaggino, spĂ©cialisĂ© entre autres dans la dĂ©fense des policiers est affectĂ© Ă  cette tĂąche. Aucune objection ne venait troubler le cours de ce cheminement. Au pas de cette manƓuvre, la voix politique continuait Ă  disparaitre graduellement. Deux jours aprĂšs, nous n’entendons plus parler de cet Ă©vĂšnement. Me Gaggino nous est prĂ©sentĂ© comme expert indĂ©pendant par la STM et l’armement de dĂ©fense est merveilleusement bien choisi. Mais au-delĂ  de la baptisĂ©e neutre, une ruse sans fin enracine un doute raisonnable pour la suite des choses. Cependant, le public aurait pu s’objecter, mais Ă  ce stade de la manƓuvre, peut-ĂȘtre serait-il vain?

La devise la plus chĂšre Ă  Me Gaggino est « Ă  chaque problĂšme sa solution Â».[5] La STM est en dĂ©finitive dans l’embarras et cherche une solution pour s’en sortir. Me Gaggino est gĂ©nĂ©reusement bien payĂ© pour une telle besogne. Le mandat devient clair : comment justifier l’intervention et blanchir les deux employĂ©s de la STM? 

Sans perdre de temps, Me Gaggino fait appel Ă  la firme MP Canada. Son prĂ©sident, M. StĂ©phane Mathurin Ɠuvre dans le domaine de la sĂ©curitĂ© publique depuis 1993. Son vice-prĂ©sident, M. Yves Pothier, est tĂ©moin expert en usage de la force en intervention spĂ©cialisĂ©e. C’est lui et lui seul qui va soutenir la thĂšse qui finira par blanchir les deux inspecteurs impliquĂ©s dans cet Ă©vĂšnement. À partir de lĂ , Me Gaggino n’a plus qu’à se laver les mains et dĂ©poser son rapport sans appel aucun. 

La mission de MP Canada INC est :

Développez des technologies pour gérer le risque.

Offrir le service d’expert judiciaire en usage de la force.

Offrir une gamme de formation spécialisées en interventions physiques.

Il faut noter que la firme est constituĂ©e principalement d’anciens policiers.

Qui est Yves Pothier?

Ce n’est pas juste un ancien policier, mais plutĂŽt l’échantillon parfait qui reflĂštera l’esprit policier. M. Pothier a baignĂ© dans l’eau de la police depuis quasiment toute sa vie. Ses Ă©tudes sont pratiquement toutes faites dans les Ă©coles de police. Il a escaladĂ© le corps policier jusqu’à ĂȘtre nommĂ© commandant de poste de police. Il a siĂ©gĂ© sur plusieurs comitĂ©s en usage de la force et de commandement d’unitĂ©s. Bref, selon notre analyse, l’esprit de ce policier, son parcours et son endoctrinement vont Ă  l’encontre d’une dĂ©nonciation de l’autoritĂ© Ă  raison ou Ă  tort. Le dĂ©signer dans ce dossier ou autres qui impliquent l’autoritĂ© publique pose une grande difficultĂ© et pour peu sa candidature est questionnable. 

Nous pensons que dans cette veine, lui-mĂȘme ne se rendre mĂȘme pas compte de cette contrainte. Le type est empreint par cet esprit qui lui rĂ©pĂšte que l’autoritĂ© a toujours raison. S’il lui a Ă©tĂ© demandĂ© de tĂ©moigner dans le procĂšs de George Floyd, il n’aurait de choix, pauvre lui, que de tenter de blanchir le policier Derek Chauvin. Force de constater que l’étude de l’esprit policier et le jugement de celui-ci mĂ©ritent un mĂ©moire ou une thĂšse d’étude particuliĂšre, une rĂ©flexion manquante Ă  notre avis dans ce domaine. Il nous semble qu’une courte thĂ©rapie ne vient pas au bout de cette contrainte. 

Rapport d’analyse de l’évĂ©nement du 17 avril 2021 dans la station de mĂ©tro Jean-Talon.   

Le 01 novembre 2021, le rapport de Me Marco Gaggino est soumis Ă  la SociĂ©tĂ© de transport de MontrĂ©al (STM). Les mĂ©dias diffusent la conclusion du rapport qui n’a pas Ă©tĂ© une surprise pour nous : « les agents de la STM dans l’arrestation musclĂ©e au mĂ©tro Jean-Talon ont utilisĂ© une force raisonnable, nĂ©cessaire et conforme Â».

En plus d’ajouter, quatre recommandations, « d’usages sanitaire » sans importance aucune. 

  • Rien sur comment maitriser une personne mĂȘme violente Ă  qui on ne veut pas faire du mal?
  • Rien sur comment un agent de paix peut-il contrĂŽler sa colĂšre, sa haine et son agressivité ?
  • À ce stade, ce n’est pas les recommandations qui manquaient, mais plus la volontĂ© et le sĂ©rieux de dissuader l’autoritĂ© publique Ă  l’usage de la force excessives, non nĂ©cessaire et au bout du compte injustifiable.  
  • Voir aussi l’absence de la gravitĂ© de l’infraction

  • M. Yves Pothier a pu questionner les inspecteurs lors de rencontres individuelles datant du 29 Juillet et 23 AoĂ»t 2021. Un intervalle de 26 jours a Ă©tĂ© fait entre les deux rencontres, afin de prendre la version des personnes mises en causes. C’est du jamais vu. Les versions sont forcĂ©ment contaminĂ©es. Combien de fois, M. Yves Pothier avait rencontrĂ© la victime : ZĂ©ro.[6]

Bref, le dossier est finalement clos. 

Qui est la victime dans ce dossier?

Ce qui choque le plus dans ce dossier, c’est le rapport de Me Marco Gaggino. La victime dans ce rapport n’existe nulle part, aucune mention. Pas de nom, pas de prĂ©nom, pas date de naissance, pas de statut civil, pas de mention de sexe, pas de version, pas de tĂ©moignages ni d’elle ni de ses proches, encore moins de tĂ©moins 
 Tous les acteurs dans ce dossier ont eu droit Ă  la parole, sauf la victime et son entourage. Pas de visage, pas de rapport mĂ©dical, pas d’entrevue
 aucune considĂ©ration. 

Le rapport d’analyse de l’évĂ©nement du 17 avril 2021 soumis Ă  la SociĂ©tĂ© de Transport de MontrĂ©al par Me Marco Gaggino en date du 1er novembre 2021 prĂ©sente la victime comme invisible, muette, sourde, sinon cris et contorsions d’un corps mi-humain. En absence de toutes informations la concernant, Me Marco Gaggino la nomme Ă  la rigueur professionnelle sujet. « Le sujet a possiblement reçu 5 coups en plus du dernier coup ayant Ă©tĂ© donnĂ© par l’inspecteur B. »[7] Â« Le sujet a Ă©galement tentĂ© de mordre l’inspecteur B. Pour faire cesser la deuxiĂšme morsure, l’inspecteur A a frappĂ© le sujet Ă  plusieurs reprises dans la rĂ©gion du visage alors que l’inspecteur B l’a frappĂ© Ă  une reprise Ă  la mĂȘme rĂ©gion pour faire cesser la troisiĂšme morsure
 Â» [8]. L’argot n’est pas anodin. Morsure attribuait spĂ©cifiquement aux chiens accentue la thĂšse que nous ne sommes pas devant une personne humaine Ă  part entiĂšre.  

Fort de constater qu’il est difficile de lui trouver un visage : un(e) immigrĂ©(e) qui vient d’arriver au Canada et qui serait probablement dĂ©portĂ©e Ă  la suite des chefs d’accusations au criminel qui pĂšsent contre elle face aux inspecteurs de la STM. Elle n’avait pas de conseillers cette « chose Â», pas de reprĂ©sentants, pas de porte-parole. Rien. Elle rentre au pays des merveilles et elle le quitte sans que personne ne l’aperçoit ou presque. Incognito. Est-il vrai qu’elle a fait la une des journaux, qu’elle avait attirĂ© l’attention du premier ministre, de la mairesse de la ville de MontrĂ©al
et qu’est-ce qui s’est passĂ© aprĂšs? 

Pourquoi, elle n’a pas Ă©tĂ© rencontrĂ©e par les mĂ©dias. D’habitudes, ces conduits de diffusions s’intĂ©ressent beaucoup Ă  ces causes perdues. Ils se faufilent partout pour figer un visage, un geste, une parole. Ils reniflent les odeurs mĂȘme des poubelles en guise d’un indice, d’une piste, sauf que cette fois, ils ne l’ont pas fait. Il arrive que la rĂšgle soit Ă©cartĂ©e, mais pourquoi dans ce cas-ci?  

Il avait raison notre premier ministre, M. François Legault de dire que c’était troublant. Mme la Plante avait raison de le rĂ©pĂ©ter.  Au final, ils avaient tous les deux raisons. Aujourd’hui, c’est encore troublant, choquant Ă  la lumiĂšre de cette lente issue. Il reste Ă  savoir si Me Marco Gaggino aura un soupir de regret un de ces jours!

Hadj Zitouni, 
Porte parle de MAJ

Note : ce texte est venu au monde aprĂšs une prise de notes qui sont restĂ©es dans le fond d’un tiroir depuis le mois d’avril 2021. 
Ce fameux rapport de Me Marco Gaggino les a réveillées.


[1] RĂ©fĂ©rence : Twitter Web App, ValĂ©rie Plante, Mairesse de la Ville de MontrĂ©al, le 19 Avril 2021. 

[2] RĂ©fĂ©rence : Twitter Web App, François Legault, Premier Ministre du QuĂ©bec, le 19 Avril 2021. 

[3] RĂ©fĂ©rence : Twitter Web App, Bruno Marchand, Maire de la ville de QuĂ©bec, 19 Avril 2021.

[4] VidĂ©o Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=8Nn-V67oO8Y

[5] RĂ©fĂ©rence : https://www.gaggino.ca/fr

[6] RĂ©fĂ©rence : Rapport d’analyse de l’évĂšnement du 17 Avril 2021 dans la station de mĂ©tro Jean-Talon, Gaggino Avocats, En date du 1er Novembre 2021. Page 14.
https://www.stm.info/sites/default/files/media/Affairespubliques/Communiques/2021/2021-11-12_rapport_analyse_diff_.pdf

[7] RĂ©fĂ©rence : Rapport d’analyse de l’évĂšnement du 17 Avril 2021 dans la station de mĂ©tro Jean-Talon, Gaggino Avocats, En date du 1er Novembre 2021. Page 6.

[8] RĂ©fĂ©rence : Rapport d’analyse de l’évĂšnement du 17 Avril 2021 dans la station de mĂ©tro Jean-Talon, Gaggino Avocats. En date du 1er Novembre 2021. Page 13.

Les consĂ©quences du recours Ă  la clause dĂ©rogatoire dans le PL 96 sont multiples et dommageables Ă  l’exercice des droits et libertĂ©s

Source : La Ligue des droits et libertés :
https://liguedesdroits.ca/projet-de-loi-96-le-recours-a-la-clause-derogatoire-des-chartes-quebecoise-et-canadienne-des-droits-et-libertes/

Projet de loi 96 : le recours à la clause dérogatoire des Chartes québécoise et canadienne des droits et libertés

Les consĂ©quences du recours Ă  la clause dĂ©rogatoire dans le PL 96 sont multiples et dommageables Ă  l’exercice des droits et libertĂ©s.

Un carnet rĂ©digĂ© par Michel Barrett, militant au comitĂ© racisme, exclusion sociale et laĂŻcitĂ©de la Ligue des droits et libertĂ©s.

Cette tribune permet d’aborder des sujets d’actualitĂ© qui sont en lien avec les droits civils, politiques, Ă©conomiques, sociaux et culturels au QuĂ©bec, au Canada ou ailleurs dans le monde. Les carnets sont rĂ©digĂ©s par des militant-e-s des droits humains et n’engagent que leurs auteurs et autrices. 


En mai dernier, le projet de loi 96 Ă©dictant la Loi sur la langue officielle et commune du QuĂ©bec, le français fut prĂ©sentĂ© par le premier ministre Legault et le ministre de la Justice Jolin-Barrette. Notons que le 21 septembre 2021, les audiences portant sur ce projet de loi ont dĂ©butĂ© Ă  la Commission des institutions du QuĂ©bec.

Une prĂ©cision s’impose ici. Ce carnet n’a pas pour but de mettre en doute la lĂ©gitimitĂ© du gouvernement du QuĂ©bec de vouloir renforcer lĂ©galement la portĂ©e du français comme Ă©tant la langue officielle et commune du QuĂ©bec. D’ailleurs, il faut saluer l’engagement du ministre Jolin-Barrette, Ă  l’effet que le gouvernement n’utilisera pas la procĂ©dure du bĂąillon pour faire adopter ce projet de loi 96 Ă  l’AssemblĂ©e nationale.

Recours à la clause dérogatoire

Toutefois, un article de ce projet de loi est troublant et est pourtant passĂ© sous le radar d’un grand nombre chroniqueurs et chroniqueuses de l’actualitĂ© politique. Il s’agit de l’article 118 de ce projet de loi, stipulant que le lĂ©gislateur aura recours Ă  la clause dĂ©rogatoire pour se soustraire aux articles 1 Ă  38 de la Charte quĂ©bĂ©coise des droits et libertĂ©s de la personneet aux articles 2 et 7 Ă  15 de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s.

Depuis le dĂ©pĂŽt du projet de loi 96, le premier ministre et le ministre de la Justice ont affirmĂ© publiquement Ă  maintes reprises que le recours Ă  la clause dĂ©rogatoire inscrite dans les deux Chartes Ă©tait une condition nĂ©cessaire Ă  l’atteinte du renforcement du français comme langue officielle et commune du QuĂ©bec. NĂ©anmoins, ils n’ont pas cru bon de justifier leur dĂ©cision en prĂ©sentant Ă  la population quĂ©bĂ©coise des Ă©tudes ou de la documentation expliquant que le plein exercice des contre-pouvoirs inclus dans ces deux Chartes attĂ©nue ou attĂ©nuera la portĂ©e du renforcement du français comme Ă©tant la langue officielle et commune du QuĂ©bec.

Des conséquences dommageables

DĂšs lors, il ne semble pas exagĂ©rĂ© d’affirmer que si le projet de loi 96 devient loi sans l’abolition de l’article 118, ce nouveau recours aux deux clauses dĂ©rogatoires, bien que conforme au droit quĂ©bĂ©cois et canadien actuel, entrainera plusieurs consĂ©quences dommageables sur l’exercice des droits et libertĂ©s :

  1. Il altĂšrera une fois de plus de maniĂšre injustifiĂ©e et disproportionnĂ©e la portĂ©e interdĂ©pendante, indivisible, inaliĂ©nable et universelle des droits et libertĂ©s inscrits dans la Charte quĂ©bĂ©coise des droits et libertĂ©s de la personne et la Charte canadienne des droits et libertĂ©s;
  2. Il rendra cette nouvelle loi, tout comme l’est dĂ©jĂ  la Loi sur la laĂŻcitĂ© de l’État, juridiquement prĂ©pondĂ©rante Ă  la Charte quĂ©bĂ©coise des droits et libertĂ©s et Ă  la Charte canadienne des droits et libertĂ©s;
  3. Il risquera d’accentuer l’opinion fort rĂ©pandue que les droits collectifs de la majoritĂ© francophone constituent les droits collectifs du peuple quĂ©bĂ©cois dans son ensemble;
  4. Il banalisera davantage le recours Ă  la clause dĂ©rogatoire inscrite dans les Chartes et consĂ©quemment, pourrait inciter tout gouvernement du QuĂ©bec (ou tout autre gouvernement au Canada) Ă  inscrire le recours Ă  cette clause dans diverses lois futures afin de dĂ©courager toute contestation devant les tribunaux;

Comme l’écrivait le professeur de droits et libertĂ©s Louis-Philippe Lampron de l’UniversitĂ© Laval : « À terme, la banalisation du recours Ă  la dĂ©rogation mur Ă  mur aux deux chartes des droits et libertĂ©s ne pourra avoir pour consĂ©quence que d’affaiblir l’un des contre-pouvoirs les plus effectifs qui est actuellement offerts aux justiciables quĂ©bĂ©cois. » À quoi serviront alors ces deux Chartes des droits et libertĂ©s ?

Abolir l’article 118

À la lumiĂšre de ces prĂ©occupations Ă  l’égard de l’article 118 du projet de loi 96, ce dernier doit ĂȘtre aboli puisque les inconvĂ©nients sur les droits et libertĂ©s causĂ©s par l’application d’une clause dĂ©rogatoire seraient disproportionnĂ©s en comparaison avec les objectifs visĂ©s par le projet de loi, d’autant plus qu’il n’est pas clair en quoi le plein exercice par les justiciables quĂ©bĂ©cois des contre-pouvoirs inclus dans ces deux Chartes est de nature Ă  attĂ©nuer la portĂ©e du renforcement du français comme Ă©tant la langue officielle et commune du QuĂ©bec.

En consĂ©quence, les articles 199 et 200 des Dispositions finales du projet de loi 96 devraient aussi ĂȘtre abolis puisqu’il y est prescrit que la loi 96 s’appliquerait malgrĂ© les articles 1 Ă  38 de la Charte des droits et libertĂ©s de la personne et indĂ©pendamment des articles 2 et 7 Ă  15 de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s.

Le décÚs de M. Henri Barnabé

Monsieur Henri BarnabĂ© 20 FÉVRIER 1938 â€“ 21 SEPTEMBRE 2021

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la mort de M. Henri BarnabĂ©. Il vient paisiblement de nous quitter. Au moment de mettre ces lignes, l’émotion est Ă  son comble. M. Henri BarnabĂ© n’est pas seulement parmi celles et ceux qui ont fondĂ© le MAJ, mais il est en plus, l’un de nos militants qui a sacrifiĂ© une grande partie de sa vie en dĂ©fendant les droits des personnes les plus vulnĂ©rables de notre sociĂ©tĂ©.

 MalgrĂ© des Ă©checs substantiels et un vĂ©cu terriblement douloureux, la vie de cet honorable citoyen demeure piĂšce Ă  conviction au poids d’une valeur historique contre des crimes horribles commis Ă  travers l’histoire du QuĂ©bec.  M. Henri BarnabĂ© fut tout d’abord orphelin de Duplessis, puis faussement dĂ©clarĂ© malade mental comme des milliers d’autres enfants par le gouvernement du QuĂ©bec. ConfinĂ© dans des institutions psychiatriques entre les annĂ©es 1940 et 1960, puis libĂ©rĂ© afin d’embrasser une seconde vie, sauf que celle-ci n’a pas Ă©tĂ© clĂ©mente non plus. M. Henri BarnabĂ© va vivre le restant de sa vie stigmatisĂ© injustement dĂ©ficient mental. VoilĂ  comment les injustices vont le marquer au fer rouge Ă  jamais et le combat devient consĂ©quent d’un parcours quasi obligatoire pour des hommes comme lui. 

Traversant le deuil de cet homme, en premier pour revenir un peu plus tard Ă  son parcours. Un parcours qui nous a Ă©merveillĂ©s par sa compassion, son courage, son humanisme disant Ă  la merveille. Nous ne pouvons jamais lui rendre hommage. La perte de cet homme humble devra s’inscrire dans le registre des grands. Il faut connaitre en premier M. Henri BarnabĂ© pour se prononcer aprĂšs. Cet homme exceptionnel va nous manquer terriblement et le vide qui nous a laissĂ© va ĂȘtre Ă©galement difficile Ă  combler. 

Il continuera de vivre dans notre esprit et pourquoi pas pour longtemps ?

Adieu Monsieur BarnabĂ©.  

Hadj Zitouni

La mort de RenĂ© Junior Oliver : entre le racisme et la gratuitĂ© de l’acte

RĂ©action du Mouvement Action Justice Ă  la mort de M. Jean RenĂ© Junior Oliver. Ce dernier a Ă©tĂ© abattu Ă  son tour le matin du 1er aoĂ»t 2021 par la police de la Ville de Repentigny. M. Hadj Zitouni, porte-parole du Mouvement Action Justice, a souhaitĂ© passer un message phare aux citoyens du QuĂ©bec; Ă©voquant cette mort qu’il juge gratuite et inutile. Nous vous transmettrons une partie de son message publiĂ© dans les pages du journal de la presse en date du 4 aoĂ»t 2021, journĂ©e de rassemblement devant l’HĂŽtel de Ville de Repentigny.

https://www.lapresse.ca/actualites/2021-08-04/rassemblement-pour-jean-rene-junior-olivier/les-blancs-eux-on-ne-les-tue-pas-comme-ca.php
https://www.lapresse.ca/actualites/2021-08-04/rassemblement-pour-jean-rene-junior-olivier/les-blancs-eux-on-ne-les-tue-pas-comme-ca.php

Fouilles Ă  nu illĂ©gales: l’aboutissement d’un recours collectif.

ASRSQ recours collectif
Nous invitons toutes les victimes de cette injustice de prendre connaissance d’un jugement concernant les fouilles Ă  nu illĂ©gales et de remplir le formulaire pour la demande de rĂ©clamation.

Vous pouvez le trouver sur le site web de l’Association des services de rĂ©habilitation sociale du QuĂ©bec dans l’ongles recours collectif, selon le lien suivant : https://asrsq.ca/recours-collectif

Si vous avez des problÚmes pour accéder au document, vous pouvez le télécharger directement à travers ce lien : https://asrsq.ca/assets/files/formulaire-reclamation-recours-collectif-asrsq.pdf

N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter pour toute autre information.

Articles de promotion de Mouvement Action Justice

 Chers membres.

Nous souhaitons vous informer que le Mouvement Action Justice a procĂ©dĂ© Ă  la distribution de ses articles de promotion 2021. Ces articles qui sont offerts gratuitement visent d’afficher une meilleure visibilitĂ© au milieu de la population.  Notre clinique juridique, ainsi, que nos services tentent d’accueillir toute personne qui est dans le besoin. Nos Ɠuvres sont, Ă©galement, gratuites, portĂ©es sur une action largement bĂ©nĂ©vole.

Maintenant, celles et ceux qui souhaitent bĂ©nĂ©ficier Ă  leur tour de ses articles, nous vous prions de faire la demande. Pour plus de dĂ©tails, n’hĂ©sitez pas Ă  contacter Mme Paula Gomez au 514 273-4302.

Le CA Mouvement Action Justice

15 juillet 2021

Mamadi Fara Camara et si c’était Mario Dumont!

Vendredi 5 février 2021

Accuser un homme injustement, salir sa rĂ©putation, voire le condamner et dĂ©truire sa vie, il n’y a rien de nouveau dans cette pratique policiĂšre qui persiste ici et ailleurs et qui continuera d’exister aussi longtemps que la conscience citoyenne hiberne encore dans l’insouciance. À ce stade, rien d’autre qu’un coup de barre-rĂ©veil ne la rĂ©anime de nouveau.  Une masse fracassante abondamment attendue, qui tarde malheureusement, a atterri, alors que les victimes sont de plus en plus nombreuses, la voix citoyenne minimisĂ©e au plus bas de son niveau, presque Ă©touffĂ©e et trĂšs vite dĂ©tournĂ©e par les mĂ©dias vers l’oublie quelque temps aprĂšs.

Le systĂšme qui encadre ces pratiques arbitraires s’éternise sans afficher de signes de faiblesses. De lui-mĂȘme, il ne semble pas vouloir changer de trajectoire. Il se protĂšge par ceux qui le nourrissent Ă  longueur d’annĂ©e sauf qu’il devient lourd Ă  supporter, Ă  digĂ©rer, chaque fois qu’une bavure semblable Ă  celle de Mamadi Fara Camara se pointe Ă  nous de nouveau. Cependant, nous sommes au XXIe siĂšcle et nous avons toujours l’air de marcher Ă  reculons.

Dans ce dessein, Mamadi aurait pu ĂȘtre n’importe quel autre citoyen Ă  condition peut-ĂȘtre de ne pas ĂȘtre une personne noire, arabe, latino 
 minoritĂ©s visibles de surcroit, comme on les surnomme ici au QuĂ©bec. Être sur les lieux du crime pour que la machine du soupçon, de la brutalitĂ© et de l’injustice se met en branle, sans regard particulier ni prĂ©caution aucune.  Elle est programmĂ©e, cette machine plutĂŽt pressĂ©e, aveuglĂ©e par moment Ă  ce fonctionnement quasi habituel. VoilĂ  pourquoi, il n’y a rien de nouveau dans cette pratique policiĂšre longtemps dĂ©noncĂ©e et redĂ©noncĂ©e en vain.

MalgrĂ© l’action de ce citoyen aussi noble qu’elle soit, Mamadi n’a pas Ă©chappĂ© Ă  la foudre de cette machine dĂ©vastatrice conduite par le SPVM. ArrivĂ© sur une scĂšne de crime par pur hasard, il communique avec le 911 en utilisant son cellulaire. Mamadi signale le drame qui se dessine Ă  peine devant ses yeux. Il reste sur les lieux, il ne bouge pas, contraint Ă  fixer la scĂšne du crime comme un bon samaritain prĂȘt Ă  faire plus en cas de nĂ©cessité  Booooom, les agents du SPVM arrivent. Mamadi tente de tĂ©moigner, d’expliquer, d’écarter des soupçons qu’il voyait venir vers lui, mais malheureusement, aux yeux de nos policiers, Mamadi est le suspect incontournable d’un tel crime crapuleux. Soudain, tout s’est mis en marche Ă  l’image d’une destruction. DĂ©signĂ©s au premier plan, les mĂ©dias qui ne ratent jamais une telle occasion se sont prĂ©cipitĂ©s Ă  leur tour. Et voilĂ , sans souci aucun, Mamadi fut jetĂ© un peu trop vite Ă  la vindicte populaire. La prĂ©somption d’innocence n’est malheureusement pas pour Mamadi.  RevisionnĂ© la vidĂ©o qui porte des rĂ©ponses n’était pas apodictique, il fallait attendre six jours et par miracle qu’on revient accidentellement Ă  cette preuve accablante. Et pendant tout ce temps-lĂ , Mamadi demeurait Ă©crouĂ© au fond de sa cellule.   

Les accusations sont graves, car Mamadi Ă©tait non seulement accusĂ© de voies de fait causant des lĂ©sions contre un policier, mais aussi d’avoir dĂ©sarmĂ© ce policier, d’avoir tentĂ© de le tuer et d’avoir dĂ©chargĂ© une arme Ă  feu dans sa direction. MalgrĂ© le profil, l’absence de toutes preuves Ă  charge et le tĂ©moignage direct de plusieurs personnes qui l’ont Ă©cartĂ© d’un tel dessin, le SPVM signe et procĂšde Ă  son arrestation. Ils sont convaincus, hors de tout doute, qu’il est l’auteur de l’agression. D’ailleurs, quand il s’agit d’un homme semblable Ă  Mamadi, le souci de chercher la vĂ©ritĂ© est totalement insignifiant pour nos policiers.

Mais dans ce nouvel Ă©pisode de bavures policiĂšres qui mettait en tĂȘte d’affiche Mamadi, un Ă©tudiant en maĂźtrise, accusĂ© et incarcĂ©rĂ© injustement pour un crime crapuleux, certains politiciens en guise d’apaiser les esprits rĂ©clament une enquĂȘte indĂ©pendante, le premier ministre qui se force de se brancher Ă  la connexion de l’évĂšnement dit vouloir faire la lumiĂšre sur le traitement qu’a subi Mamadi, la ministre de la SĂ©curitĂ© publique indique ĂȘtre en discussion avec la ville de MontrĂ©al pour trouver la meilleure formule pour faire la lumiĂšre sans nuire Ă  l’enquĂȘte toujours en cours, alors que tout rapport est totalement exclu entre Mamadi et le brigand fugitif. La chef du parti libĂ©ral demande au gouvernement de dĂ©clencher une enquĂȘte indĂ©pendante. La mairesse de la ville de MontrĂ©al a rĂ©itĂ©rĂ© l’importance d’implanter des camĂ©ras corporelles au sein des corps policiers, certains chroniqueurs de la Presse tricotent autour d’une fabrication d’erreur judiciaire, des proches de la victime rĂ©clament des excuses. Alors que Mario Dumont, un animateur de tĂ©lĂ© confesse Ă  ses auditeurs qu’il a toujours dĂ©fendu les policiers, mais pas dans ce cas-ci. Autrement dit, il dĂ©fendait les policiers Ă  tort ou Ă  raison, mais devant une telle preuve disproportionnĂ©e, il a changĂ© d’avis.  En absence de camĂ©ras de surveillances, la parole des victimes ne vaut rien. Personne ne va les entendre, alors que les versions des policiers sont presque souvent mensongĂšres, contradictoires. Le hic en tout ça, elles sont rarement remises en question, sauf quand des images viennent les contredire.  Conclusion, notre animateur manque de jugement, sinon il court dans la direction de chaque vent qui s’active et ça, c’est humiliant.   

Vous voyez, tout le monde se met en Ɠuvre le temps de s’assurer que la conscience collective continuera Ă  hiberner et pourquoi pas Ă©ternellement, puis la roue revient Ă  son point de dĂ©part comme si de rien n’était.  

Hadj Zitouni